Un projet ERP est souvent l’investissement le plus lourd qu’une PME engage en dehors de son outil de production. Il mobilise ses meilleurs éléments pendant un an ou deux, touche tous les métiers à la fois, et son échec ne se rattrape pas : on ne relance pas un deuxième ERP trois ans après le premier.
J’ai vu ce moment depuis les trois places possibles. Chez un éditeur d’abord, où l’on déploie le même produit chez des dizaines de clients. Dans un groupement de coopératives ensuite, où il fallait faire tenir un modèle commun à des structures qui ne se ressemblaient pas. Puis dans une industrie pharmaceutique, où une migration ratée ne coûte pas seulement de l’argent : elle arrête des lignes de production réglementées.
Ce que j’ai retenu de ces trois angles, c’est que le dirigeant est presque toujours le seul à ne pas avoir d’allié technique. Il fait face à un éditeur, à un intégrateur, à des équipes internes qui découvrent, et il doit arbitrer sur des sujets qu’il n’a jamais eu à traiter. En 2024, j’ai créé Loumind pour occuper exactement cette place, à ses côtés.